Maison de la poésie: Masterclass Marie-Hélène Lafon le 4 mars 2017

Écrire, une affaire de style ? Aleph-Écriture, pionnier en France de la formation à l’écriture pour tous, organise le 4 mars 2017 une journée d’écriture et d’échanges sur le style avec Marie-Hélène Lafon, prix du Style en 2012, prix Goncourt 2016 de la Nouvelle. La rencontre s’organise en deux temps : atelier d’écriture en partenariat avec la librairie Le Rideau rouge (Paris 18ème), puis masterclass sur le style, à la Maison de la Poésie. Ouverte à tous, cette journée s’inscrit dans le mouvement, nouveau en France, de la reconnaissance de l’apprentissage de l’écriture par la pratique ! I – Les intervenants Marie-Hélène Lafon est l’auteur d’une dizaine de romans et nouvelles parus chez Buchet/Chastel, dont Sur la photo (2003), Les derniers Indiens (2008), L’Annonce (2009), Les Pays (2012, prix du Style 2012) et Joseph (2014). Sa dernière publication : Histoires (2015) lui valut le Prix Goncourt de la Nouvelle en 2016. Aleph-Écriture, créé en 1985, est reconnu comme le pionnier de la formation à l’écriture et le leader des ateliers d’écriture littéraire. Centre de formation professionnelle, il accompagne les apprentis-écrivains depuis … Lire la suite

Sept minutes inédites: Anne Terral lit un extrait de son roman en cours

Contributrice de l’Inventoire l’an passé, où elle a partagé avec nous son expérience d’ateliers d’écriture en résidence, Anne Terral a lu, lors de la soirée « La Nuit remue, épisode 8 » en juin dernier, un extrait de son quatrième roman en cours d’écriture. Conçue cette année par Sébastien Rongier, cette manifestation avait lieu le samedi 21 juin 2014 à la bibliothèque Marguerite-Audoux à Paris, en partenariat avec la Scène du Balcon. On a aimé cet inédit, et on le partage dans notre rubrique Ecrivains au travail ! Anne Terral Née en 1970 sous un arbre, Anne Terral écrit des romans pour les adultes (grands et petits), des albums et textes pour les enfants (petits et grands) et quelques inventions pour les oreilles. Elle a effectué en 2011-2012 une résidence d’écrivain accordée par la Région Île-de-France qui s’est déroulée au Samusocial et dont elle a rendu compte sur le site de Remue.net (http://remue.net/spip.php?rubrique428). Littérature adulte : Curiosité (Stock, 2009) ; Dans la nuit des autres (Stock, 2003) ; Après (Stock, 2001)(http://www.editions-stock.fr/anne-terral) Littérature jeunesse : Les rêves se cachent-ils sous ton oreiller ? (Autrement Jeunesse, à … Lire la suite

Retour sur les Inédits du 7 avril 2014 avec Emmanuelle Pavon Dufaure

Le texte et le spectacle dont Emmanuelle Pavon Dufaure nous livre des extraits se nomme Concerto en cuisine pour Jacques, Christine, Alain et les autres en hommage à Claude Sautet, à ses scènes de banquet et à son univers dans lequel « on prend le temps de prendre le temps». C’est une pièce autour de la cuisine, des repas, de ce qui se partage – ou pas – dans ces moments voués à la convivialité. Au centre, un chef, d’orchestre ou cuisinier, qui cuisine les personnages comme les ingrédients des plats de la pièce, en mélange les textures. Autour, la brigade des « cuisinantes » : la femme qui essaie de faire monter la mayonnaise ; la gourmande qui n’a pas trouvé l’homme bon ; la femme au régime perpétuel ; celle qui n’est plus amoureuse mais fait semblant de cuisiner ; Babeth, la participante gourmande à de l’atelier de reality cook ; l’enfant qui voulait rattraper la mouche etc.

Au départ, ces personnages sont autant de des petites musiques. « Je les entends d’abord musicalement ». Ils sont nés d’un travail avec un musicien qui, sur scène les convoque par le son. « Il m’a fait écouter plein de sons, des bruits du quotidien ». Les bruits de couteaux suggèrent une vie découpée en petits morceaux, qui manque d’air. Ils donnent naissance à la femme qui n’est plus amoureuse mais fait semblant de cuisiner.
« J’ai un rapport particulier aux personnages. J’ai toujours peur de la personne qui peut en surgir » dit Emmanuelle Pavon Dufaure. D’où son besoin d’en créer d’abord beaucoup « pour avoir le sentiment de ne cibler personne ». Lire la suite

Retour sur les Inédits avec Lydie Salvayre le 24 mars 2014

Pour Lydie Salvayre, reçue lundi 24 mars 2014 à l’Institut Finlandais par Laurence Faure, l’écriture a toujours été un vieux rêve. Avant les années 1980, elle donne « quelques vagues textes, plutôt mauvais » à la revue Détours. Et puis un jour, après un long temps d’approche, sans qu’elle soit capable de dire pourquoi, elle commence à écrire la Déclaration et 280 pages plus loin, elle envoie le manuscrit à un éditeur. Plus qu’un don, réussir à aller au bout d’un texte, c’est d’abord, dit-elle « une autorisation qu’on se donne à soi-même ». « Écrire, c’est une violence » Lydie Salvayre s’inscrit dans la veine des écrivains pour qui « écrire, [c’]est une violence ». Il s’agit pour elle, après Kafka, d’écrire à la hache, pour « rompre la mer gelée ». Dostoïevski parle même d’écrire « un fouet à la main ». « Il faut quelque chose à dire, de fort, qui ne peut pas se dire dans la douceur et dans la tranquillité. » Elle cite Artaud dans le Théâtre de la cruauté, pour lequel le plus urgent est d’extraire de la culture des idées dont la force est identique à … Lire la suite

Après les Inédits: rencontre avec Patrick Goujon à Angers

Antoinette Bois de Chesne, la médiatrice de la rencontre nous présente la vidéo qui a été réalisée à l’occasion des Inédits d’Aleph en partenariat avec la résidence d’auteur de la ville d’Angers Avant la rencontre, on lit les livres de l’écrivain – tous – on se voit, on parle, on échange. Beaucoup. Patrick envoie ses textes inédits. Savourer le privilège de les découvrir, d’accueillir de plein fouet l’énergie verbale qui circule dans ses phrases. Avant la rencontre, les quelques heures de l’après-midi qui précèdent, le trac est terrible, horrible. On se demande bien pourquoi on fait ça, de la « médiation littéraire ». Pourquoi on ne garderait pas  toute cette richesse pour écrire un papier par exemple. Ou simplement écrire à l’auteur. Au lieu de. Au lieu de tenter cette exercice périlleux du fil tendu en navette entre l’auteur, le public, ses textes, les questions.  Au début de la rencontre ça tremble encore. Et puis d’un coup, on est juste là, dans le vif des mots et de la langue. Visionnez la vidéo ici: Rencontre avec Patrick Goujon Pour vous y retrouver un … Lire la suite

Rencontre le 7 avril avec Emmanuelle Pavon Dufaure

Rencontre le 7 avril de 19h30 à 21h30 A l’Institut Finlandais – 60 rue des Écoles – 75005 PARIS L’auteur Emmanuelle Pavon Dufaure est comédienne et auteure de théâtre. Enfant, elle utilise un magnétophone pour écrire ses premières histoires. La perception de l’homme comme caisse de résonance, la peau tendue comme un tambour, est au cœur de son écriture, traversée par les influences de Gaston Bachelard, Pascal Quignard, ou encore Valère Novarina. Elle a écrit One-man Hamlet, monologue autour de l’univers élisabéthain, L’outremusique, pièce chorale pour douze comédiens, où chaque personnage existe à travers un grain de voix singulier, et tout récemment Concerto en cuisine ! Pour Jacques, Christine, Alain et les autres., en cours de création.  Elle a fondé la Compagnie du Murmure, fabrique d’écriture théâtrale pluridisciplinaire, entre son, musique et mots. Elle anime également des ateliers d’écriture « sono-matique », où elle utilise des sons et de la musique comme déclencheurs d’écriture, notamment dans les collèges et lycées. La médiatrice Estelle Lépine conduit à Aleph-Écriture des ateliers et cycles, des stages notamment par mail et, en co-animation, la … Lire la suite

Rencontre-débat le 24 mars avec Lydie Salvayre

Rencontre-débat organisée par Aleph-Ecriture le 24 mars de 19h30 à 21h30 à l’Institut Finlandais: 60 rue des Écoles – 75005 PARIS

L’auteur
Lydie Salvayre publie régulièrement, et avec succès, depuis 1990. Quelques titres : La Déclaration (Julliard), La Compagnie des Spectres, La Conférence de Cintegabelle, La Méthode Mila (publiés chez Seuil). Fille d’immigrés espagnols, psychiatre, elle aborde les thèmes du travail, de l’ordre social, de Vichy, du pouvoir, des relations amoureuses. Et plus récemment : BW (Seuil), un portrait de son compagnon l’éditeur et écrivain Bernard Wallet (prix F. Billetdoux) et 7 femmes (Librairie académique Perrin), celui de sept folles éprises de littératures pour lesquelles « vivre ne suffit pas ». Ses textes, publiés en plusieurs langues, donnent également lieu à de nombreuses adaptations pour le théâtre. Lire la suite

Je suis un mauvais sujet

Après les avoir été invités à parler de leur chantier en cours à l’Institut finlandais, nous avons demandé aux auteurs de nous parler de l’après-coup de la rencontre, ou à l’animateur de la soirée d’en parler. Aline Barbier nous confie ce qu’elle a pensé de cette rencontre avec « un mauvais sujet ». 13 janvier 2014 « Je suis un mauvais sujet » confie d’emblée Jean-Pierre Gattégno à Aline Barbier et au public de l’Institut Finlandais. En fait de « mauvais sujet », cet écrivain auquel on doit plusieurs recueils de nouvelles, un essai, une dizaine de romans dont certains portés à l’écran par des grands noms du cinéma tels Francis Girod, Raoul Ruiz, Jean-Jacques Beneix se permet surtout de créer des personnages « qui font ce qu’il n’aurait jamais osé faire. » Ainsi son premier roman, Neutralité malveillante, publié en 1992 et écrit alors qu’il vient de terminer sa psychanalyse, raconte comment un analysé a tué son analyste. Quelques années plus tard, l’auteur s’empare d’une phrase d’un collègue écrivain qui observe, irrité, une auteure médiatique dédicacer ses livres dans un salon : « elle m’agace celle-là, il faudrait la … Lire la suite

Les Inédits invitent Yvon Le Men le 2 décembre

Le prochain Inédit d’Aleph-Écriture sera dédié à la poésie : le 2 décembre, de 19h30 à 21h30, Yvon Le Men viendra nous parler de son chantier d’écriture actuel à l’Institut finlandais – 60, rue des Écoles – 75005 Paris. Né en 1953 à Tréguier, il puise son inspiration dans les événements qui ont jalonné son existence. Écrire, c’est aussi un travail de mémoire, c’est redonner vie à ceux qui ne sont plus là. Pour Yvon Le Men, ce souffle vital est l’essence même du genre : « La poésie pour moi, c’est être au monde encore plus, ce n’est pas une évasion du monde ». Lauréat en 2012 du Prix Théophile Gauthier de l’Académie Française pour son recueil de poèmes « À louer chambre vide pour personne seule« , ses textes, livres et anthologies sont traduits dans une douzaine de langues. A une œuvre poétique importante se sont ajoutés récits, romans et nouvelles. Programmateur du festival Étonnants Voyageurs aux côtés de Michel Le Bris, il y instaure, dès 1997, un espace dédié à la poésie où il rend hommage à toutes les … Lire la suite

Les Inédits

Le principe du rendez-vous des Inédits Demander à un auteur de lire un manuscrit encore en chantier pour en éprouver les résonances et la densité. Permettre au public de se mettre à l’écoute du processus de création, détours et repentirs inclus. En discuter. Voilà l’idée qui préside aux Inédits. Créées en 2009, ces lectures-rencontres sont dans la lignée de la vocation d’Aleph : proposer au public de rencontrer des écrivains et d’appréhender de l’intérieur la création littéraire.