« The show must go on », Virginie Legrand

La lourde porte vitrée a claqué derrière elle, la rejetant sur le trottoir. L’odeur âcre du bitume après l’orage, le vrombissement assourdissant des moteurs, se mêlent à la moiteur suffocante de l’air.
Luce Rico « Le minuteur » et Virginie Legrand « La mérule »
Dans le couloir, sur la gauche quand on entre, le téléphone ivoire, à cadran, ne trône plus sur sa tablette. Juste à côté de lui, un autre vide lui tient compagnie : la tête d’obus de marque Lip acheté en soutien aux ouvriers licenciés a disparu. Mais je le revois encore se donner un air pointu pour cacher sa véritable identité : il était compteur de temps, autrement dit minuteur.
« Un samedi soir en rade » et « Naufrage »
C’est une moquette à marguerites orange bordées de brun des années soixante-dix masquant les auréoles des alcools renversés.