En un souffle, Daniel Argelès (Triartis), par Pierre Ahnne

Il y aurait bien là la matière de deux romans. Pourtant ces textes restent des nouvelles : comme les autres récits du recueil, ils ne racontent, en fait, qu’un instant – celui du court-circuit temporel qui provoque le retour d’un passé oublié ou occulté, venant se mêler au présent

« Le manuscrit », Daniel Argelès

Phil écrit une phrase, puis s’arrête. Face à lui le mur est blanc, fissuré dans le coin gauche sous le plafond. Soupirant, il recapuchonne son stylo et le pose en marge de la feuille, couverte aux deux tiers d’une écriture nerveuse mais régulière.