« Les Côtelettes », Elisabeth Chanay

Par la fenêtre de la cuisine, Mona distingue un bout de ciel coincé entre deux murs gris et la bouche d’aération. Si elle se penche un peu plus elle peut faire disparaître la ville,
« Petite Victoire », Candice Ruillier Cottin

Dans la famille, on est économe. On use des mots comme du reste, avec parcimonie. Pour les prénoms c’est pareil. On en a un. C’est bien assez.
« Bagarre », de Emilia Petrakis : apprendre à tirer le fil d’une histoire

C’est l’histoire de Sara, une combattante professionnelle de MMA en fin de carrière, qui perd un combat important pour elle. On comprend assez vite qu’elle est à un moment particulier de sa vie sur le plan personnel et que son père à qui elle ne parle plus depuis des années vient de faire un AVC.
Adèle Haenel « Viser juste », par Pierre Ahnne

La première originalité et la première force de son texte, c’est le dispositif qu’elle met en place. Des scènes ou des scénarios de séquences se succèdent, souvent très drôles dans le genre grinçant.
Trouver la forme c’est trouver l’histoire, « Betty » de Tiffany McDaniel

A partir d’un même évènement, il n’y a pas une histoire mais une infinité d’histoires possibles, tout comme il n’y a pas une seule manière de la mettre en mots. C’est en tâtonnant, en osant expérimenter dans plusieurs directions, en faisant différentes tentatives qu’on trouve la forme adéquate.
La fabrique d’écriture : rencontre avec Maryline Desbiolles le 23 septembre 2026

Cette écriture, Maryline Desbiolles aime la mettre au service d’événements historiques. Pour autant, elle n’écrit pas de romans historiques à proprement parler. Elle réinvente plutôt le genre en mêlant aux faits réels des dispositifs personnels d’écriture, ce qui fait de chacun de ses livres une fiction à part entière.
« Une éclaircie » de Jean-Baptiste Del Amo : écrire la maladie, une nuit, au musée

« Durant la journée tu iras au Prado pour passer le temps nécessaire dans la salle des Pinturas Negras et le soir venu, tu dormiras à l’ermitage. Tu acceptes, plus par acquit de conscience, pour remplir le contrat, que par conviction ».
Travailler sa voix et son style, par Camille Berta

Quand on suit un atelier d’écriture, on explore ainsi différentes voix pour trouver la juste tonalité pour raconter une histoire particulière. Les courtes phrases sèches et tranchantes ne produisent pas les mêmes effets que les longues circonvolutions qui avancent par vagues.
Portes ouvertes des ateliers Aleph le 12 septembre : des ateliers pour tous

Parmi les nouveautés de cette année, un atelier autour de l’objet-livre et un autre, inspiré des techniques de l’aïkido pour libérer son écriture.
« À voix haute » : entretien avec Polina Panassenko, par Pierre Ahnne

Il y a dans ce livre une matière documentaire, des textes traduits et transcrits de documents officiels d’origine, fruit de dix ans de recherches que j’ai effectuées, dans les archives soviétiques, sur un membre de ma famille.