Daphné Tamage « Le chant des contraires », éd. Stock

Le Chant des Contraires de Daphné Tamage est un court roman qui vaut pour son ton allègre et ironique. On est loin de Dorothy Parker, certes, mais on sourit. Dans la morosité ambiante, le principal mérite de ce roman est donc de nous rappeler ces temps anciens où l’on pouvait discourir sur le chagrin d’un talon cassé ou le désarroi d’une permanente ratée. Et c’est déjà pas mal.
Les 10 lauréats du concours de nouvelles Inventoire 2026 !

L’Inventoire et Aleph-Écriture vous remercient d’avoir été si nombreux à participer à notre concours de nouvelles estival sur le thème « Détour(s) ». Découvrez à présent les 10 textes sélectionnés et votez pour votre nouvelle préférée ! Pivot du récit ou digression, le thème du détour vous a inspiré de nombreuses variations. Nous les avons lues avec […]
« Au 34 », Anne-Sophie Guénéguès

Il ne voulait rien dire, ce « Si tu veux », rien d’autre que « Je n’ai pas envie de parler et puis, tu me soules avec tes questions, et cette expo, ça me gonfle d’y aller ».
« Origine », Louise Abel

Là au cœur des dunes et de la nuit inconnue bat à nouveau l’animal en toi aux aguets l’œil clos mais l’oreille dressée non loin de toi il y a trois chiens qui dorment et tu souhaites qu’ils ne se réveillent pas comme eux tu as tourné sur toi-même avant de mettre ta tête
« Deux rues avant », Marie-Julie Lemaitre

Tous les dimanches, Claire gare sa voiture deux rues avant le cimetière où sa mère est enterrée. Il y a un parking à l’entrée, presque toujours vide à cette heure-là.
« Sa Bretagne sans la pluie », Sophie Regnat

Elle avança dans la mer en quête d’eau plus froide, et, portant son regard sur l’horizon voilé, se souvint de leur dernière rencontre
« Entre-deux », Alba Varenne

Ça se finit comme ça : vous, au fond du vestibule, à deux doigts de rendre la robe au magasin. Le paradis s’éloigne à reculons, aspirant la rumeur des rues. Les éclats de voix, les rires grivois s’étouffent.
« L’Heure de la ciboulette », Emma Desroches

Noémie prit les grands ciseaux rouillés dans la cuisine et descendit au jardin par la porte de derrière.
« L’Opinel », Béatrice Trotignon

Le manche est gravé de motifs qui chatouillent les doigts quand on le cherche au fond de la gueule molle du sac à dos. Le trouver aujourd’hui dans le tiroir de ta cuisine me serre le cœur : le temps des bivouacs impatients avant l’assaut final — ce temps-là, où est-il passé ?
« Une histoire lisse », Virginie Legrand

La porte d’entrée claque sur une allée bitumée bordée de jonquilles en février