« Goudron forme lisière » Sarah Dufeutrelle

je m’offre une maison bleu pâle
« L’obstination du gris » Audrey Bouche

Alors on s’adosse un instant au temps. On regarde cette carcasse qui n’est plus un abri, mais une sentinelle.
« Là-haut » Bastien Chevalier

comme une lame
« Le chemin qui fume » Bénédicte Durteste

à l’intérieur d’un dessin d’enfant
« Quelque part dans la forêt primaire » Emma Alric

une ou deux échardes
« Tout le chemin » Mireille Sauvard

Aller encore dans l’abrupt du soir
« Nuit procrastine » Eline Muller

le matin entre les volets vieillis dessine ses filaments d’or ou de plomb qu’ignore en partie la gravité le sens du monde encore absent
« Les hauts-plateaux » Caroline Hugues

Cette route est un mensonge, elle dure trois mètres
Hélène Gestern : « Écrire revient pour moi à composer avec des voix »

À l’origine, j’avais envisagé de traiter ce sujet sous la forme d’un essai. Mais j’ai finalement choisi le roman. La fiction permet de déployer une pluralité de regards, de donner la parole à plusieurs personnages et de restituer la complexité des situations.
« Oublier la peinture », Olivier Assayas (Mercure de France)

Au terme de ce livre qui se dévore, Olivier Assayas a-t-il « oublié la peinture ? » Non. « Est-ce que la peinture m’a manqué? Non. Et oui, tous les jours.