Faena
Dans une pénombre bleutée, recroquevillé sur sa chaise, nu sous une robe de chambre brune posée sur les épaules, la tête projetée vers l’avant et comme attirée par l’écran devant lui, Paul ressemblait à un papillon de nuit figé dans la lumière.
Orage
Ébloui par les illuminations des éclairs, assourdi par les craquements du tonnerre, il déclenche les essuie-glaces sur la vitesse maximum et se cramponne au volant. Adhérer à la route.
Isabelle Rossignol : « Chambre 152 »
En 152 fragments avec retraits à la ligne et pas ou peu de ponctuation, Isabelle Rossignol déploie l’arc des sentiments et des émotions traversés par la narratrice. La fin de vie, le droit à mourir, l’acharnement thérapeutique… On a là les ingrédients du « sujet de société » mais Isabelle Rossignol est écrivaine, et la ligne qu’elle creuse est celle de l’écriture : faire entendre cette voix tour à tour furieuse et terrassée.
Marie-Pascale Lescot : « Écrire et animer relèvent d’une forme d’artisanat »
Lorsqu’il s’agit d’une reconversion, tout dépend du réseau que l’on est en mesure d’activer, et des ponts avec son activité préalable. Depuis l’endroit que j’occupe, j’ai l’impression de rencontrer surtout des « multicartes de l’écriture », auteur, journaliste, formateur, qui animent et écrivent. Ce jeu de cartes met du temps à se construire. On est souvent dans des fertilisations croisées.
Le festival Place aux Nouvelles, tous à Lauzerte les 10 et 11 septembre 2022 !
La nouvelle, c’est une course au clocher. On va toujours au galop, on ne connaît pas d’obstacle; on traverse le buisson d’épines, on franchit le fossé, on se brise les os, on va tant que va son histoire, indiquait Jules Janin à propos de la nouvelle littéraire.
En marge du festival du film américain : la modernité Van Dongen à Deauville
Kees Van Dongen, qualifié de peintre fauve à l’occasion du salon d’automne de Paris en 1905 aux côtés de Matisse et Vlaminck, est connu pour ses portraits de femmes aux yeux bistres cernés de noir. Des danseuses aux femmes de la haute bourgeoisie, elles surgissent de la toile, monumentales, dangereuses peut-être, séductrices, toujours. L’exposition « Deauville me va comme un gant », présente une centaine d’œuvres de l’artiste.
Appel à textes pour les Portes Ouvertes Aleph-Bordeaux : jusqu’au 5 septembre
À votre tour, faites-nous entrer dans votre ville imaginaire grâce aux sensations, aux couleurs, aux odeurs…. Choisissez une voix pour porter votre récit : « l’homme, la femme ou l’enfant » ?
Placez votre ville sous un thème unique : la mémoire, la beauté, l’éphémère, la transparence… Une ville bien à vous qui soit un concentré de désirs, une utopie ; une cité qui puisse tisser l’espace de vos rêves.
Clichés Made in USA © de Charlotte Bresson
Dans l’espace vide des motels et de Monument Valley, la photo imprime la mélancolie de la solitude et le vide du futur. Pourtant, le voyage est parfois la meilleure façon, par le dépaysement total, de continuer à vivre, grâce à la création.
Le plaisir d’écrire à partir d’auteurs contemporains, avec Alain André
L’atelier n’est pas centré sur un genre particulier. Le roman sous toutes ses formes domine parmi les textes d’auteurs retenus (ils viennent pour la plupart de la rentrée littéraire). La narration brève est la forme la plus fréquemment suggérée pour les textes des participants. Mais l’idée est d’écrire à partir de thèmes et de formes qui sont dans l’air du temps des textes les plus contemporains.
Michèle Cléach : « Écrire son parcours de vie, faire de son histoire un objet littéraire »
Malgré l’envie d’écrire, il s’avère souvent difficile d’aller seul au bout d’un projet autobiographique. Nous avons demandé à Michèle Cléach, qui a co-créé le stage d’initiation « écrire et transmettre son histoire de vie » avec Delphine Tranier-Brard, de nous dire à qui il s’adresse. À qui s’adresse le stage : « Écrire et transmettre son histoire de vie – […]