38e bis Marché de la poésie du 20 au 24 octobre 2021
Découverte de Poétic Bazar, qui organise deux fois par semaine des événements autour d’une programmation-laboratoire de poésie. Parmi les découvertes de ce stand, Patrick Lowie, poète et écrivain qui, via P.A.T. Editions mène une odyssée éditoriale autour du rêve.
Vos textes à partir de « Rester debout » de Lydie Salvayre
Existe t-il d’autres façons de livrer nos mots pour dire ce que jamais nous pourrions dire autrement ? Vous avez confirmé que l’écriture épistolaire reste à ce jour irremplaçable.
Merci à toutes et tous de vous être risqués avec autant de sincérité à cet « exercice » d’un autre siècle.
Cher Monsieur Prévert : Laurence Dautheville
Je retourne depuis un moment la façon dont je vais m’adresser à vous. Je choisis la plus simple à mon goût, car c’est toujours avec un plaisir renouvelé que je lis et relis votre recueil « Paroles ». La magie opère quelque soit la page à laquelle s’ouvre le livre, page 89 au hasard, « Familiale », les deux premières phrases de ce poème me bouleversent toujours autant.
Véronique Cauquil : Lettre à Yasmina
Par exemple moi j’aime que tu nous rappelles que ce sont nos nerfs qui nous gouvernent, ça c’est totalement à l’envers de la soupe qu’on nous sert « il suffit de bien respirer » tu parles !
Sandrine Drappier Ferry : Lettre au Poète des Broutilles
Je vous ai rencontré par hasard sur le dos des mouettes dans la forêt déchirée. Vous m’avez dit « ici, ça va » et comme cela n’allait pas très bien dans ma vie à moi, que j’étais une sorte de Joseph au féminin, ni une, ni deux, j’ai enfilé mon petit linge intime du ciel et je vous ai dévoré pendant sept heures trente.
Nicole Suzuki : Cher Monsieur Corneille
Cher Monsieur Corneille,
Bien des jours ont passé avant que je décide
De vous écrire. Je me présente : je suis le Cid.
Virginia Cruz : Chère Audur
Comment vous ai-je découverte? J’ai été attirée par la couverture rose graphique de “L’embellie” aux éditions Zulma. Je l’ai ouvert et ne l’ai lâché qu’au dernier caractère, ce petit point noir qui aurait pu être la trace d’une larme, de joie et de tristesse. La fin d’un voyage plein de tendresse.
Marie Lafourcade : Le temps des souvenirs
J’aurais tant aimé vous rencontrer. Moi la modeste lectrice devenue orpheline des émotions au fil des mots. Je ne me doutais pas que Changer l’eau des fleurs s’infiltrerait au plus profond de mon corps.
Maly Lagarde-Larrieu : Fan
Ton premier concert ? J’ai donné mon sang pour avoir la place. Oui. Vraiment. Tu n’étais pas encore connu et ton spectacle était offert en échange d’une piqûre. C’est peut-être ce qui a créé entre nous ce lien de chair. Tu ne l’as jamais su.
Lettres à Proust : Christian Galiana, Michel Capdupuy
Longtemps, je me suis couché de bonne heure ! Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre, Marcel que tu te sois couché de bonne heure ! Tu crois qu’avec une intro pareille, ça va donner au lecteur l’envie de s’en taper 2400 pages ?