Marie Boulic, romancière, journaliste et animatrice d’ateliers d’écriture vous propose de « faire émerger un projet romanesque » du 23 au 27 février 2026 à Paris. Nous l’avons rencontrée pour évoquer sa démarche d’autrice et son travail de formatrice.
L’Inventoire : Vous êtes l’autrice de plusieurs romans jeunesse. Personnage, univers, enjeu… Quelle étincelle vous permet de démarrer un chantier romanesque ?
Marie Boulic : Ça dépend complètement. Du projet, du moment… En général, l’histoire vient me chercher, littéralement. Pour mon premier roman, Nos étés sauvages, j’ai fait un rêve. J’ai noté l’idée dans la nuit, dans le
noir et j’en ai fait un roman. Pour le deuxième, Le Chant du bois, c’est en écoutant une émission de radio que l’idée m’est venue. Mais ce qui est frappant c’est que je suis vraiment tombée sur cette émission qui débutait, sur une radio que je n’écoute jamais, en tournant au hasard le bouton de ma vieille radio ! C’est pour cela que je dis que les idées viennent me chercher. Le troisième est né à la faveur d’un atelier d’écriture, nous devions écrire une rencontre inattendue au cours d’un voyage, et La Dernière fois qu’on s’est aimés est né, c’est un huis clos dans un bus.
Donc en résumé, je ne sais jamais d’où viendra l’idée. La seule chose que je sais, c’est que je dois garder mes antennes branchées !
Comment est apparue l’idée de votre dernier livre, L’appel de la brume ?
L’appel de la brume raconte le voyage d’Alice, une enfant de 9 ans, qui doit aller déclencher la sirène car le phare, dont son père est gardien, est rendu muet par une brume épaisse. C’est en visitant le Grand phare de Belle-Île que j’ai découvert le témoignage d’un fils de gardien de phare qui racontait la peur qu’il avait quand seule sa lanterne l’accompagnait lors de ces nuits de brume, quand il était enfant. J’ai eu envie de me glisser dans ses sabots. Je suis très nostalgique, y compris des époques que je n’ai pas connues. Ecrire un roman sur le sujet me permet d’habiter un autre temps, un autre monde, l’espace de l’écriture.
Vous allez accompagner des auteurs en devenir. Pour participer à cet atelier, faut-il disposer d’une ou plusieurs ébauches de projets ?
Oui et non. Bien sûr, il est possible de venir avec un sujet déjà commencé, l’atelier permet de l’envisager sous de nouveaux aspects, de le remettre en route ou de le compléter. Les propositions ouvrent de nouvelles perspectives et permettent aux auteurs et autrices de remettre au clair leur élan initial et de donner de l’ampleur au travail déjà accompli. Mais il est aussi tout à fait possible de venir sans idée initiale et de se laisser guider au cours de l’atelier qui aborde progressivement tous les aspects du roman (structure, personnages, dialogues, rebondissements, tension narrative, etc.).
Camille Berta
Prochaines dates de la formation « Faire émerger un projet romanesque » ici
Du 23 au 27 février 2026 à Paris avec Marie Boulic
Du 15 au 19 juillet 2026 avec Henri Marcel
Du 24 au 28 août 2026 avec Henri Marcel
Du 11 au 16 septembre en résidence à Pornic avec Valérie Mello
Comment faire émerger un projet romanesque ?
Marie Boulic, romancière, journaliste et animatrice d’ateliers d’écriture vous propose de « faire émerger un projet romanesque » du 23 au 27 février 2026 à Paris. Nous l’avons rencontrée pour évoquer sa démarche d’autrice et son travail de formatrice.
L’Inventoire : Vous êtes l’autrice de plusieurs romans jeunesse. Personnage, univers, enjeu… Quelle étincelle vous permet de démarrer un chantier romanesque ?
Marie Boulic : Ça dépend complètement. Du projet, du moment… En général, l’histoire vient me chercher, littéralement. Pour mon premier roman, Nos étés sauvages, j’ai fait un rêve. J’ai noté l’idée dans la nuit, dans le
noir et j’en ai fait un roman. Pour le deuxième, Le Chant du bois, c’est en écoutant une émission de radio que l’idée m’est venue. Mais ce qui est frappant c’est que je suis vraiment tombée sur cette émission qui débutait, sur une radio que je n’écoute jamais, en tournant au hasard le bouton de ma vieille radio ! C’est pour cela que je dis que les idées viennent me chercher. Le troisième est né à la faveur d’un atelier d’écriture, nous devions écrire une rencontre inattendue au cours d’un voyage, et La Dernière fois qu’on s’est aimés est né, c’est un huis clos dans un bus.
Donc en résumé, je ne sais jamais d’où viendra l’idée. La seule chose que je sais, c’est que je dois garder mes antennes branchées !
Comment est apparue l’idée de votre dernier livre, L’appel de la brume ?
L’appel de la brume raconte le voyage d’Alice, une enfant de 9 ans, qui doit aller déclencher la sirène car le phare, dont son père est gardien, est rendu muet par une brume épaisse. C’est en visitant le Grand phare de Belle-Île que j’ai découvert le témoignage d’un fils de gardien de phare qui racontait la peur qu’il avait quand seule sa lanterne l’accompagnait lors de ces nuits de brume, quand il était enfant. J’ai eu envie de me glisser dans ses sabots. Je suis très nostalgique, y compris des époques que je n’ai pas connues. Ecrire un roman sur le sujet me permet d’habiter un autre temps, un autre monde, l’espace de l’écriture.
Vous allez accompagner des auteurs en devenir. Pour participer à cet atelier, faut-il disposer d’une ou plusieurs ébauches de projets ?
Oui et non. Bien sûr, il est possible de venir avec un sujet déjà commencé, l’atelier permet de l’envisager sous de nouveaux aspects, de le remettre en route ou de le compléter. Les propositions ouvrent de nouvelles perspectives et permettent aux auteurs et autrices de remettre au clair leur élan initial et de donner de l’ampleur au travail déjà accompli. Mais il est aussi tout à fait possible de venir sans idée initiale et de se laisser guider au cours de l’atelier qui aborde progressivement tous les aspects du roman (structure, personnages, dialogues, rebondissements, tension narrative, etc.).
Camille Berta
Prochaines dates de la formation « Faire émerger un projet romanesque » ici
Du 23 au 27 février 2026 à Paris avec Marie Boulic
Du 15 au 19 juillet 2026 avec Henri Marcel
Du 24 au 28 août 2026 avec Henri Marcel
Du 11 au 16 septembre en résidence à Pornic avec Valérie Mello
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