Ecrire à partir de « La Ligne de nage » de Julie Otsuka
Des fragments juxtaposés finissent par dessiner un vrai personnage. Il y en a de futiles, de tragiques, de bizarres.
Cette technique, Roland Barthes l’a théorisée sous le nom de « biographèmes » : un ensemble de fragments qui ne disent pas tout d’une vie mais rendent compte de quelques détails ou grands événements, anecdotes, manies et goûts d’un personnage…
« Nom » de Constance Debré

Après Play-Boy et Love me tender, Nom, est une tentative d’échapper à sa filiation, de se réinventer totalement. Mais court dans ce livre aussi cette question autour de l’évocation de sa mère, la seule à être sauvée de l’enfance
« Sous le ciel clair » de Soo Ja Pracca : À la fin des épreuves vient le bonheur

J’ai vu le film Retour à Séoul de Davy Chou et je crois que beaucoup d’adoptés se reconnaîtront dans le film tout comme dans mon livre, même si chaque histoire est différente. Je suis venue ici chercher quelque chose ou quelqu’un, peut-être simplement des traces, celles d’une identité, de mon identité.
Loïc Bonimare : « Les défis de l’adaptation d’un texte »
Isoler un épisode, un personnage, un motif, fait évidemment partie du répertoire d’outils dont nous disposons pour adapter un texte, quel que soit le genre de destination. Mais j’aime avant tout m’appuyer sur la question de la tonalité. Il est toujours étonnant d’avoir ce débat avec un groupe : à propos d’un même texte, on aura des remarques très divergentes.
Médiapop Editions : Philippe Schweyer, éditeur de livres
Philippe Schweyer se définit comme un « éditeur de livres ». Il publie par passion, pour le plaisir des rencontres avec des écrivains dont il aime l’écriture. Il leur dit rarement non, pense qu’il publie trop, mais continue à apporter autant de soin à la fabrication des livres qu’au choix des écrivains qu’il publie.
Vos textes à partir de « L’Inventeur » de Miguel Bonnefoy
Je vous avais proposé d’écrire une biographie romancée, en 1500 signes… Quel défi ! Raconter une vie dans un format aussi petit ! Bravo, vous avez su le faire. Nous avons eu du choix tant dans les narrations elles-mêmes que dans la forme et le style de ces récits.
Nelly Decroly « Le rire de Raymond » et « Lui » de Régine Zeidan
Il était né après la guerre, en août 1948. Son père avait vécu dans la clandestinité, pendant des années, pour échapper au STO, sa mère était une petite femme vive. Il lui ressemblait beaucoup. Il portait le prénom de son parrain, mon père.
Jean-Pierre Milliet : « Une étoile dans l’eau » et Pascale Peyron « Julien de J. »
Mon cher André, J’ai pu prendre le temps de faire les recherches dont vous m’aviez chargé. Ainsi, Amélie Lang est née le 6 juin 1881 à Paris de père inconnu. Et, bien vite hélas, sa vie s’avère difficile. Elle est confiée à une tante dont elle a peur et à un oncle qui tente d’abuser d’elle.
André Cantor « Papy » et Julien Dutoit « Allez savoir »
Devant moi s’étalent quelques cartes officielles avec photo, carte d’identité, émeraude, d’électeur, d’accès, de combattant. Ces quelques cartons jaunis, écornés, marqués d’une signature fidèle, résument-ils une vie entière ?
Christiane Leydet « Sauts de bosses » et Michèle Tillet « Ambition »
Il naquit en 1854, dans la ferme familiale, à peine vivant, et d’une belle couleur bleue. Il mesurait trente centimètres et ne pesait – quand on le détacha du corps maternel – que deux petits kilos. Sa mère toucha son dos rond, et se mit à pleurer.