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Cette semaine, Juliette Rigondet vous propose d’écrire à partir de « La Plage », de Marie Nimier (Gallimard, 2016). Envoyez-nous vos textes (un feuillet standard ou 1500 signes maximum) jusqu’au 1er mars à l’adresse: atelierouvert@inventoire.com

EXTRAIT

« À la sortie des gorges s’ouvre une première plage. Une plage sans urbanité, une mer sans planche à voiles ni bateau de pêche, une mer pour elle-même, la mer, pourrait-on avancer, comme on dit l’espérance ou la vérité, limpide, dépouillée de tout rituel utilitaire, de toute résonance touristique.

Ni cabine ni parasol, pas de flotteur non plus, pas de cri aigu ni de Excusez-moi pour le ballon.

Rien à acheter, rien à vendre (…).

Ici, pas d’odeur d’ambre solaire, de folklore à respecter, de foule à subir.

La plage comme on la rêve, au début de l’été – voilà qui devrait l’aider à reprendre pied…

Laissant la dune derrière elle, l’inconnue aborde la dernière crique et reconnaît les pierres laiteuses scellées de mousse rose qu’elle avait photographiées lors de son précédent voyage. Elle est sûre maintenant d’être tout près du but. LIRE LA SUITE


Si tu ne va pas à la littérature, la littérature ira à toi

On fustige souvent l’époque : nous lisons de moins en moins de romans, nous ne nous intéressons plus au papier, nous passons notre temps derrière les écrans, sur les réseaux sociaux ou à consulter la presse en ligne, etc. La littérature, serait-elle passée de mode ou aux sommes-nous au début d’une nouvelle ère où la littérature doit s’adapter ? Le DHC (distributeur d’histoires courtes) de Short-Edition est sans doute une forme de réponse à ces questions.

Depuis quelques années, de nombreuses plateformes littéraires-communautaires se développent sur Internet essayant de nous proposer de nouvelles approches de la littérature ou lecteur et auteur sont plus impliqués. De nombreux concours sont organisés en ligne. Lecteurs et auteur sont alors incités à partager leurs coups de cœurs ou textes et l’ampleur de leur réseau peut pousser un éditeur à sélectionner leur texte pour une publication.

Après la Thaïlande, qui a été pionnier en la matière (voir notre article d’août 2013), Short-Editions a eu l’ingénieuse idée de reprendre certains des textes (contes, nouvelles, micro-nouvelles, poèmes et bandes-dessinées) publiés sur sa plateforme afin de les diffuser sous un nouveau format : un distributeur d’histoires courtes. LIRE LA SUITE


La nuit de la lecture à la Librairie du Rideau Rouge

Lors de la nuit de la lecture du 14 janvier, Aleph-Écriture a proposé un Atelier Ouvert à la librairie du Rideau Rouge dans le 18ème arrondissement à Paris.

Après une lecture de différents textes d’auteurs autour du thème de la ville, les dix participants réunis à l’occasion de cet événement national ont été invités à écrire. La proposition d’écriture faite par l’animatrice, Solange de Fréminville, reposait sur le thème «  la ville, de ma fenêtre ».

Une fois les textes achevés, lus et commentés par le groupe et par l’intervenante, ce sont les lecteurs à haute voix de l’association « Lire & Conter » qui ont procédé à la mise en voix de ces petits morceaux urbains de l’Est parisien… ou d’ailleurs.

Découvrez ci-dessous ces petits morceaux urbains de l’Est parisien.

Un soir au cinquième étage de la rue Marx Dormoy – Mehdi Abaoub

Un pigeon prend ses aises dans mon persil. Je me précipite ! Il s’envole déjà vers d’autres jardinières. Ma voisine de pallier entrouvre une fenêtre. Un nuage de buée en profite pour se dissiper. Le voisin d’en face laisse nonchalamment tomber sa canette dans la cour. Il tourne le dos, le vent rabat sa fenêtre. Une soirée commence deux étages plus haut. Des invités échangent un verre à la main. La musique n’envoie que des basses. Quelques photophores les éclairent timidement de bleu. La glycine diffuse insensiblement du haut de sa taille. Des klaxons s’énervent rue Philippe de Girard. L’appel du garage ? Le camion poubelle s’en fiche. Sous l’œil impassible d’un homme en marcel qui fume à la fenêtre de l’autre côté de la rue. Les arbres se balancent mollement dans leurs pots sur la terrasse au loin. Les avions de Roissy ne cesseront leur ballet que bien plus tard. La rumeur de la place Marx Dormoy peine de plus en plus à se faire entendre. Tiens, la lune se lève.

Odile Castiglione

De ma fenêtre, 4ème étage, fenêtre sur cour, quartier Barbès-Rochechouart, métro ligne 2 passe et repasse. La maternelle, les enfants en récréation crient, jouent et rient. Ça résonne les cris d’enfants jusqu’à ma fenêtre tout comme le métro qui passe et repasse en même temps.

Ces ouvriers qui réparent, réparent quoi ? Parlent fort, tapent avec leurs outils, je les vois se disputer et encore ça résonne.

Coté gauche, cour de récréation de l’école primaire, des bagarres, des cris et qui parlent très forts et toujours la même chose, ça résonne.

Le marché, le vendredi et le samedi, on entend des voix et ça résonne. LIRE LA SUITE


Voyagez, le temps d’une exposition à l’Institut du Monde Arabe: Les aventuriers des mers, de Sindbad à Marco Polo 

Pourquoi aimons-tant les récits de voyages, les récits d’aventuriers ou la poésie des anciennes cartes géographiques ? Pour comprendre cette passion, il est encore temps, pour quelques semaines encore, d’aller à l’Institut du monde arabe (IMA) visiter l’exposition « Les aventuriers des mers de Sindbad à Marco Polo »… et rêver à vos futurs récits de voyages...

Il fut un temps où tout restait à découvrir. L’homme n’avait pas encore fait le tour du monde.

Il fut un temps où les cartes géographiques étaient établies à partir de l’expérience des navigateurs. Elles reflétaient, avec fantaisie, une connaissance du monde très limité.

Il fut un temps où la navigation était le seul moyen d’aller explorer les contrées lointaines.

Il fut un temps où des aventuriers-marchands (ou marchands-aventuriers ?) partaient à la recherche d’une nouvelle route des épices et autres denrées rares à commercer.

Il fut un temps où on embarquait à bord d’un navire, sans savoir quand et si on allait revenir. LIRE LA SUITE


Sylvie Néron-Bancel vous a proposé lors de la dernière quinzaine d’écrire à partir du récit d’Eric Vuillard, 14 juillet (Editions Acte Sud, 2016). Voici les 5 textes que nous avons sélectionnés parmi vos nombreux envois ! Encore merci de participer si nombreux à notre atelier ouvert sur internet !

Carine Rico

Au balcon

Il faut imaginer un bruit. D’abord ténu, modeste, qui me mordille l’oreille puis qui grandit. Bientôt, il bourdonne, vibrionne, m’attire au balcon.

J’ai posé sans regret mon roman sur l’accoudoir râpé du fauteuil.

Des voix indistinctes, un long débit humain roule en bas, dans ma rue.

Pourquoi défilent-ils aujourd’hui ? C’est courant ces temps-ci, une fois par semaine au moins, si c’est pas deux. Ça fait une attraction. Au bout, il y a la préfecture. Il en entend en ce moment le préfet !

Des hommes, des femmes, avancent, chantent, scandent des slogans dont je n’arrive pas à comprendre le sens.

Il faut imaginer une crue soudaine, le lit de la rue déborde, le désert s’emplit de voix, l’humanité oublie de rouler ses mécaniques.

Je plisse un peu les yeux de manière à percevoir la couleur dominante.

En voilà un que je reconnais. C’est Amine, l’épicier. Étonnant de le voir là, lui qui répugne à se mêler à la moindre conversation. Pourtant il s’intègre à la scène. Comment a-t-il réussi à maîtriser sa timidité ?

Et puis je vois la coiffeuse, Mado. Elle, elle parle comme on gratte un prurit. A ses côtés, marche Lalalita qui donne les cours de danse espagnole dans la vieille salle de l’annexe mairie. LIRE LA SUITE


Interview de J.M. Martinez, Editions Louise Bottu: « Le vrai sujet c’est la manière »

« Il y a des chefs-d’oeuvre et de mauvais livres, ne comptez pas sur moi pour donner des noms ».

Maison d’édition créée en 2013, Louise Bottu est située entre Dax et Orthez. Elle privilégie des textes courts, entre aphorisme, poésie et objet littéraire à contrainte. Sur son site on peut lire à la page des nouveautés : « La page des ‘nouveautés’ n’en compte aucune. Nos livres iront directement à la page ‘catalogue’ sans passer par la page ‘nouveautés' ».  Une ligne éditoriale affirmée, qui se fonde sur la qualité stylistique avec une prédilection pour l’humour, voire, l’ironie. Maison inclassable, nous avons interrogé Jean-Michel Martinez, gérant des Editions Louise Bottu, pour en savoir plus, juste avant la parution de « Rhapsodie curieuse » d’Alexander Dickow, en librairie le 15 janvier.

Inventoire : Qu’est-ce qui vous a poussé à créer cette maison d’édition ?

Jean-Michel Martinez : Le goût des mots et une expérience antérieure dans l’édition, sous la forme associative.

Inventoire : Pourquoi avoir choisi le nom d’une héroïne de Pinget ?

Jean-Michel Martinez : Une forme d’hommage à Robert Pinget, un grand auteur dont on parle assez peu. Louise Bottu fait de brèves apparitions dans son œuvre, en particulier dans Monsieur Songe. Elle y est décrite en poétesse « toute déjetée, boiteuse et tremblotante » qui, en parlant de son prochain livre, oublie son âge. Pinget dit qu’elle « ressuscite ».

J’aime cette aptitude à la reviviscence. Je la sens enthousiaste et naïve. Or, j’ai toujours trouvé, y compris, ou peut-être surtout, chez les auteurs les plus savants dans leur réflexion et dans la composition de leurs œuvres, j’ai toujours trouvé chez les auteurs réputés lucides un fond de naïveté qui à la fois me surprend et me réjouit.

Inventoire : Comment choisissez-vous les manuscrits que vous publiez ? J’ai lu quelque part que vous alliez beaucoup sur le web où vous aimiez faire des découvertes d’écriture ?

Jean-Michel Martinez : Les premiers auteurs ont été contactés via internet. Depuis, les manuscrits arrivent en nombre.

Inventoire : Dans un entretien accordé à La Cause Littéraire, vous dites que d’une certaine manière, Louise Bottu est «transgenre»

Jean-Michel Martinez : « Transgenre » en réponse à une question sur la diversité de nos publications, pour dire que nous publions aussi bien fragments que romans, poésie, aphorismes, extraits de blogs, essais…

Par ailleurs, Louise Bottu ne se demande jamais si elle est une éditrice homme ou un éditeur femme.

Inventoire : Etes-vous seul maître à bord, ou combien de personnes regroupe Louise Bottu ?

Jean-Michel Martinez : Ni Dieu ni maître à bord. Au gré du courant.

Inventoire : Qu’est-ce qui vous décide à publier tel texte plutôt qu’un autre ?

Si nous le savions…

Inventoire : Est-ce que le style est plus important que l’histoire ?

Jean-Michel Martinez : Les deux sont inséparables, bien sûr. Mais ce qui est bien dit n’est jamais quelconque. Je dirais volontiers que l’histoire est un prétexte au style. Le vrai sujet c’est la manière, oui. Exprimer de manière singulière sa banalité. LIRE LA SUITE


tumblrlivzdik7RT1qi6n8yo1400Les sites que nous aimons :

Louise Bottu éditeur littéraire

Le blog littéraire de Pierre Ahnne

Le blog de Françoise Khoury

La revue Le Paresseux

http://www.iggybook.com/fr/

http://piapetersen.net/

http://www.mathildevermer.fr/

http://www.ledireetlecrire.com/

Suivez-nous sur Twitter: https://twitter.com/linventoire

L’Atelier Ouvert en librairie

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