Vous êtes plutôt salé ou sucré ? Acide ou amer ? Chicon ou potiron ? Les 16 et 17 avril 2026, Camille Berta vous propose d’ouvrir les portes de votre cuisine et de celles de vos aïeux. Ce nouvel atelier s’inscrit dans le cycle « J’écris sur ma vie » en partenariat avec Bayard.
L’Inventoire : Comment est née l’idée de cet atelier ?
Camille Berta : Tout d’abord, je suis gourmande et j’aime cuisiner ! Et puis surtout parce qu’il y a des échos entre cuisine et écriture. Quand on écrit et quand on cuisine, on crée. C’est le même processus qui est en jeu. On transforme une matière première (des mots d’un côté, des ingrédients de l’autre) pour produire un texte ou un plat. Il est avant tout question d’artisanat et de transformation mais aussi de bonheur. Créer fait du bien. On est heureux quand on écrit ou qu’on prépare un gâteau.
Quelle est la place de la cuisine dans la littérature ?
Les auteurs qui l’ont célébrée sont nombreux : Colette aimait être gourmande et Balzac aurait probablement apprécié être reçu chez Marguerite Duras ! La cuisine ne s’invite pas seulement dans les livres de recettes, elle s’insinue aussi dans les romans, les recueils de poésie… En atelier, cela permet d’aborder différentes formes d’écriture.
Au-delà du jeu de mots, pourquoi avoir intitulé cet atelier « cuisine et descendance » ?
Notre manière de goûter les plats et de cuisiner dépend dans notre histoire familiale, de la région où l’on est né, des recettes et des tours de main qu’on nous a transmis. Quand on cuisine, il arrive qu’un aïeul reprenne vie. Dans mon recueil de recettes personnel, il y a la tarte au sucre de Mamie Gaby et dans mes placards la cocotte en fonte dont j’ai eu la chance d’hériter et que je transmettrai un jour à mon tour à des enfants. De cette arrière-grand-mère, ils ne savent que le surnom, mais pourraient reconnaître les yeux fermés le goût de la cassonade caramélisée et de la pâte levée… D’autres fois, la cuisine est recherche d’une saveur comme d’un paradis perdu. La recette des coquilles Saint-Jacques de Mamie Fanette ne lui a pas survécu, ou peut-être est-ce simplement sa chaleur qui s’est éteinte ?
La cuisine se résumerait à la transmission ?
Pas du tout ! Elle est aussi un espace de nouveauté, d’inventivité et de créativité. On s’approprie les rituels et les recettes, on les fait siens pour leur donner du sens. On emprunte les saveurs de personnes que l’on a rencontrées, des pays dans lesquels on a voyagé… Si je suis une fille de la cuisine blanche du Nord – les endives, la béchamel et les pommes de terre – j’ai introduit le cumin, la coriandre et la tomate dans mes placards. J’aime cette idée du métissage.
Marie Brugère
Camille Berta est formatrice animatrice d’ateliers d’écriture. Diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Grenoble, elle a coordonné des services dans le domaine de la communication et de la culture dans des collectivités territoriales. Elle a ensuite choisi de devenir indépendante et de se consacrer à l’écriture. Pendant une dizaine d’années, elle a été rédactrice pour des sites internet dans le domaine de la parentalité. Elle a également travaillé avec des éditeurs afin de concevoir des collections et d’écrire des livres dans cet univers.
La découverte des ateliers d’écriture a été une étape décisive. Elle s’est alors formée et a été certifiée chez Aleph-Écriture. Passionnée par l’art et la littérature américaine, elle développe chez Aleph des ateliers en lien avec ces thématiques. Elle est à l’initiative de cycles d’écriture sur l’art et la nature. Elle intervient auprès d’étudiants dans différentes universités et grandes écoles. Elle anime également un cycle pour l’alliance française de Los Angeles.
Elle a à cœur d’accompagner chacun sur son chemin d’écriture et de l’aider à trouver sa voix.
Camille Berta animera plusieurs stages « J’écris sur ma vie »
- Cuisine et descendance le 14 et 15 avril 2026
- Les métiers de ma vie les 15 et 16 janvier 2026
- Les voyages de ma vie les 13 et 14 mars 2026