Ecrire pour la radio, Juliette Boutillier « un réel imaginé uniquement en son »

Juliette Boutillier est réalisatrice de fictions et documentaires sonores. Elle travaille régulièrement pour France Culture notamment. Durant le stage professionnel de deux fois 3 jours qu’elle va animer pour Aleph-Écriture Écrire une adaptation radiophonique (stage AFDAS) du lundi 10 octobre 2016 au mercredi 19 octobre 2016, elle proposera aux auteurs d’adapter un projet personnel pour la radio, autour d’une fiction de 30 minutes. Métier peu connu, nous l’avons rencontrée pour en savoir plus sur ses réalisations radiophoniques.

L’Inventoire: Juliette, vous êtes réalisatrice de documentaires sonores. Comment avez-vous découvert cet univers?

Juliette Boutillier : En empruntant un chemin de traverse … Durant le temps où j’étais étudiante à l’Insas à Bruxelles et que je me destinais à la mise-en-scène théâtrale, l’école nous a proposé une formation radiophonique. Le documentaire sonore m’était alors étranger, je n’avais jamais touché à un micro. Par contre je me souviens du choc ressenti durant ma première prise de son extérieure alors que je captais une séquence où des enfants – vivant avec leurs parents dans la rue – étaient en train de bricoler une vieille voiture…

Dans mon casque, le bruit des roues se mêlant aux cris de joie s’est amplifié jusqu’à en devenir métaphorique. Je n’entendais plus la réalité brute ; mes oreilles écoutaient autrement. A l’époque, j’ai perdu un œil et cet handicap m’a donné l’impression d’entendre mieux encore. Aujourd’hui, j’aime toujours pouvoir fermer les deux et devenir aveugle, le temps de l’écoute d’une émission ou d’une captation, pour que naissent des images.

Ensuite, en montant cette matière, j’ai pris conscience des potentialités de cette forme sonore et j’ai commencé à avoir envie d’écrire, avec de l’air et des ondes, pour partager des histoires d’humain à humain, de part et d’autre d’un micro.

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Photo: D.P.

J’ai donc découvert cet univers, en même temps que je le pratiquais. Je me suis forgée une culture sonore en écoutant les créations de Yann Paranthoën, de Luc Ferrari (dont la recherche s’éloigne du genre documentaire mais se joue à croiser la réalité des ambiances et des voix – avec de la musique) et de beaucoup d’autres… La réflexion sur cette pratique s’est faite avec le temps, me permettant de trouver ma place entre le reportage, le Hörspiel ou le documentaire ; depuis j’essaie d’interroger une problématique du monde avec un réel imaginé uniquement en son…

L’Inventoire: Votre premier souvenir de son?

Juliette Boutillier : Pendant longtemps, je suis restée sourde aux multiples aboiements de chiens qui parcourent mes émissions. On crée avec son inconscient ; j’ai compris que la « voix » du chien et ses variations me permettaient peut-être de retrouver une partie de mon enfance. Ces sons sont mes madeleines sonores ; ces jappements, loin de m’agresser, m’apaisent. Plus ou moins consciemment , ils reviennent donc de manière récurrente (chiens de villes, en meute, bruits de pattes et de queue à l’intérieur d’un appartement…).

Avec la radio, j’ai découvert surtout la charge émotionnelle de la voix. Je me souviens très précisément de celle de Claire, la protagoniste du premier documentaire précité. Une voix grave, cassée par la cigarette mais cassée aussi parce que la vie lui était passée dessus… Une voix brute, qui laissait transparaître la personne et ses failles, moins violemment qu’une image. A travers ce timbre, l’auditeur pouvait recevoir un visage, un corps, sans préjugé iconographique…

Il faut rappeler que je viens du théâtre. Un endroit où on investit du temps pour travailler les rapports entre le corps de l’acteur et le corps de la langue, entre le souffle et la pensée, entre l’écoute et l’espace, le sens et la sensation. On connecte le corps et la voix, l’écoute et l’adresse pour parvenir à une présence, avec ou sans costume.

D’où plus tard, mon questionnement sur la voix, lors de l’écoute de fictions radiophoniques :

Qu’en est-il à la radio, dans l’étrangeté de ces comédiens jouant sans leur corps ou l’abandonnant au bruiteur, interprétant un texte lu, feuillets à la main, contraints par les valeurs de plan, ne pouvant s’appuyer sur le corps d’un partenaire, ni sur un quelconque décor… ? Et pourtant il faut que de cette collaboration naisse une justesse, nécessaire à l’écoute curieuse et qui fasse que l’auditeur puisse s’oublier dans une histoire et voir les visages de ces voix…

Mais il s’agit d’un autre débat, sur lequel Marguerite Gateau, réalisatrice radiophonique et moi même échangeons sans cesse…

prd_15165L’Inventoire: Le plaisir d’écrire et écouter, le plaisir d’enquêter (partir à la recherche de), qu’est-ce qui l’emporte ?

Juliette Boutillier: S’il s’agit d’opposer le travail d’investigation, la dramaturgie préliminaire à celui du tournage, les deux génèrent des sentiments différents. Comme lorsqu’on passe d’un fantasme à une réalité ou d’une lecture à table avec des comédiens à l’épreuve du plateau.

L’intention première s’éloigne parfois de la matière récoltée. L’imprévu, le non prémédité survient à chaque coin du tournage. C’est ce qui fait sa force. Il faut savoir accepter ces surprises du réel, s’en emparer, et se délester un peu d’une conduite millimétrée.

Ces petits séismes réveillent l’imaginaire et j’aime en restituer des traces dans la forme finale.

Par exemple, avec « Les dernières lettres de Stalingrad ou l’histoire est faite de petites histoires » réalisé avec ma comparse Maria-Grazia Noce, nous sommes parties à Berlin, avec une idée, celle de confronter les dernières lettres de soldats allemands de la seconde guerre mondiale aux habitants d’aujourd’hui. Nous avons commencé à enregistrer plusieurs lectures épistolaires et à organiser une dramaturgie autour.

Jusqu’à ce qu’en toute fin de tournage, nous rencontrions une historienne spécialisée dans ce genre d’archives et qu’elle nous demande si nous savions que ces lettres étaient considérées comme fausses. Nous l’ignorions et cela aurait pu mettre en péril l’entièreté du sujet ! Et bien, ce retournement a insufflé une puissance supplémentaire à cette émission en lui conférant une problématique que nous ne pouvions pas soupçonner : un questionnement sur la véracité historique à travers des témoignages falsifiés.

Ce qui m’intéresse le plus provient d’une impossibilité, une quête plus qu’une enquête car je préfère la chasse à la prise.

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Photo Juliette Boutillier: yoyo dort

L’Inventoire: Comment nait un projet de documentaire ?

Juliette Boutillier: Je réalise des formes que l’on qualifie de documentaire de création et qui s’éloignent du reportage (qui doit souvent être en résonance avec une actualité immédiate).

Donc, j’ai la chance de pouvoir partir d’un désir obscur et de proposer aux institutions qui m’emploient, des thèmes qui résonnent à un moment avec mon intimité.

Mes sujets d’intrigue et de documentaire naissent à partir de rencontres humaines ou de faits divers.

Cependant, j’ai constaté que la plupart de mes créations (sonores ou spectacles vivants) jusqu’à présent tournent sensiblement autour de la notion de perte (et donc d’archivage, de transmission et de mémoire).

Par exemple, la question centrale du spectacle « Bag ladies, femmes aux sacs » pouvait s’entendre de la sorte : « que reste-t-il quand on a tout perdu? ».

Quant au documentaire sonore Les dernières lettres de Stalingrad ou l’histoire est faite de petites histoires, les lettres traitées exprimaient le désir des soldats de témoigner de quelque chose au moment où ils sentaient qu’eux-mêmes perdaient la vie. Pour mon premier documentaire, Les enfants du château, la parole était donnée aux enfants sdf dont les parents venaient de réquisitionner un Château …..qu’ils étaient en train de perdre!

« La petite musique de la baraque » est aussi traversée par cette déréliction : comment des cabanes ambulantes peuvent-elles perdurer face aux mammouths américains sans que l’on perde une partie de notre patrimoine? A l’ombre des refuges dont l’action se situe en milieu psychiatrique évoque la fragilité de la norme, la perte d’une certaine raison. Un documentaire de création sonore pour France-culture s’appelle Ce qui se perd là où le dernier atelier de création s’intitule Ce qui se récupère ou l’art de faire sonner les restes. Etc, etc…

J’ai toujours été obsédée par la perte. Perte de tout ce qui nous traverse avec fracas dans l’instant et qui va disparaître. Tous les moments d’un quotidien dont on perd l’essence car la mémoire est volatile. Je cherche à garder des traces d’une réalité fuyante et dont, pourtant, toutes les petites histoires forment la grande… Dans cette lignée, je suis touchée par les tentatives filmiques d’Alain Cavalier (sur les métiers disparus) ou de Jean Eustache (« les rosières »), celles romanesques et intimes de Georges Pérec (« Je me souviens », « Tentatives d’épuisement d’un lieu parisien »…) ou de tant d’autres qui travaillent sur la « disparition ».

Je me rends compte aujourd’hui que la perte se place au cœur de mes émissions et nourrit mes genèses.

Donc, pour en revenir à la question initiale, mes documentaires naissent d’une intrigue personnelle qui alimente mes fictions documentaires dans lesquelles, je mets en scène cet étonnement.

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Photo: Gael Lebihan

L’Inventoire: Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le processus? Pouvez-vous nous en décrire les étapes?

Juliette Boutillier: Une réflexion en amont, le temps d’une prospection, le moment du tournage (prises de son de paroles et ambiances), du montage et enfin du mixage sont nécessaires à la réalisation d’un documentaire sonore. Chaque durée impartie pour chacune de ces étapes n’est pas la même selon que l’on travaille pour certaines institutions (Radio France…) ou avec l’aide de bourses… Pas à pas, il s’agit de goûter un espace sonore, l’écouter et ensuite l’égoutter. Pour parvenir enfin à le re-visiter en essayant de composer une forme musicale et sonore qui s’ouvre sur la perception émotionnelle que cet univers a su m’inspirer.

Pour cela, au début, le micro m’accompagne dans mes moindres déambulations. Il capte la parole de l’anonyme et celle de la célébrité, les silences hasardeux ou signifiants des uns et des autres. Il enregistre la « réalité sonore » le plus largement possible, dans ses ultimes recoins, sans préméditation. Il accorde la même importance au bruit qui pourrait sembler à priori simple murmure, petit, étroit, insignifiant voire dérisoire ou anecdotique qu’au vacarme fracassant de l’exceptionnel.

Mon écoute s’attarde sur les ambiances diverses, lointaines ou proches, ténues ou fortes qui accompagnent le témoignage ou l’action. Ceci afin de pouvoir par la suite restituer d’une image sonore dans laquelle le sujet du tableau ne soit pas isolé de son contexte vivant et charnel.

Je m’efforce de m’imprégner d’une réalité environnante jusqu’à la rendre sensible, palpable, métaphorique voire universelle. Je m’éloigne d’un chemin vériste.

Mon souci n’est pas d’imposer à l’auditeur une forme finale qui serait un chemin balisé, chronologique et didactique mais plutôt de lui offrir la possibilité de voyager seul, en plongeant dans un film sonore et impressionniste… Donc je me laisse guider, lors du montage par une dramaturgie impressionniste, plus sensible que sensée.

Difficile de faire la part des choses, en matière d’émotions, à travers toutes les étapes de ce processus. Il y a une grande part d’excitation à se retrouver plongée dans un projet. Découvrir de nouvelles voix, des protagonistes singuliers, des paysages sonores et des ambiances forcément inattendues reste quelque chose de fort. Et l’on fait de très belles rencontres de personnes à travers les personnages des documentaires.

Mais le montage et l’écoute des rushs sont des moments que j’aime profondément. C’est là, où se fait le véritable travail d’écriture , seule ou en duo avec le monteur. La couleur des rushs dessine peu à peu la toile du fond et confère la forme du montage. Car les rushs, même manipulés restent réfractaires à toute tentative trop dirigiste… Respecter la matière c’est ne pas la plier à ce que l’on a envie de faire mais l’apprivoiser. C’est un moment ardu, mais un de ceux qui me procurent le plus de plaisir. Le mixage est assez magique aussi car il permet de donner de la profondeur, du relief et éclaire la structure.

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Photo: DP

L’inventoire: Quels documentaires sonores vous ont marquée ?

Juliette Boutillier: Lulu de Yann Paranthoen.

Yann Paranthoën est selon moi incontournable pour qui veut faire du documentaire aujourd’hui. C’est un pionnier dans l’histoire de cette pratique dans la mesure où il a accordé aux sons une valeur égale à celle de la parole. Il se qualifiait de sculpteur car il rabotait, ponçait, lissait les ambiances qui allaient devenir au même titre que la voix, des éléments narratifs. Je n’oublierais jamais l’émotion ressentie à l’écoute d’un portrait d’une femme de ménage, Lulu, de la maison de la radio. Jamais à ce point, je n’avais eu la sensation d’entrer, de manière respectueuse, dans l’univers d’une personne et ce, « juste en écoutant » les paroles de Lulu, les témoignages des personnages secondaires, et, enfin, les sons seuls, « aussi importants que les voix », comme le bruit d’une machine à café, le bruit des gobelets ou de l’aspirateur, le roulement de son chariot, ses pas et déambulations,.

Lulu, c’est l’histoire d’une femme de ménage mais c’est aussi une histoire esthétique : les sons de la radio le matin. C’est aussi un monde réinventé entre tous ces gens de ménage immigrés, qui parlent de leur pays d’origine …

Lulu, c’est une transmission de l’altérité !

L’inventoire: Documentaire versus fiction ?

Juliette Boutillier: Une fiction radiophonique est un film sonore qui convoque un public de particuliers, dans des cuisines, habitacles de voitures, derrière des ordinateurs, à divers moments de la journée, loin des bibliothèques, salles de cinéma ou de théâtre… Ces rendez-vous, inattendus ou attendus, font (re)découvrir des auteurs inédits ou publiés, reconnus ou anonymes, et abordent des thématiques profondes ou légères.

Aujourd’hui, je crois que les fictions sont nécessaires et qu’elles ont encore de beaux jours à venir, malgré l’engouement d’un public pour les reality show (qui ne sont rien d’autres que de formidables fictions !).

Dans une société saturée et rapide, elles continuent plus que jamais à répondre à un besoin universel : celui de s’arrêter pour mettre le monde en récit, de donner sens au réel en nous racontant la réalité humaine.

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Photo: Juliette Boutillier

J’apprécie de plus en plus les fictions, je les analyse au sein du bureau de lecture de France-Culture, en considérant comment elles peuvent charger un imaginaire de réalité, là où un documentaire va tenter de fictionnaliser le réel…

Les fictions de France-Culture qui m’ont marquée sont diverses et variées :

Elles proviennent aussi bien de Marguerite Gateau avec « Farben » ou Comme un Zeppelin en flammes dans son vol de retour dont j’ai apprécié le mouvement, la polyphonie des voix croisée et interpénétrée au bruitage,

La série feuilletonesque Millenium de François Christophe dont le traitement m’a donné du plaisir à entendre un livre que je n’avais pas su lire,

Babel diffusé dans les ville-mondes imaginaires de Céline Ters, pour la beauté des sons et le traitement dramaturgique…

Cette diversité reflète l’idée qu’il n’existe pas de genre normé et qu’il y a autant de formes (séquencées ou mixtes) que de sensibilités de réalisateurs …

Ce genre est réussi, ou du moins y suis-je sensible, lorsque dès le générique, la fiction nous propulse de plain-pied dans un univers. Cette immersion m’apparaît comme le moteur d’un voyage sonore et imagé.

Hormis la qualité textuelle, la manière avec laquelle elle se raconte est importante : comment les voix sont restituées et permettent à l’auditeur d’embarquer ou non. Une fiction radiophonique est avant tout une pièce pour l’oreille où les silences se font chambres d’échos des voix. Il est des voix auxquelles l’on croit et l’on adhère, qui suscitent un engouement immédiat (de par leur couleur, leur singularité, leur justesse) et d’autres qui éloignent de l’ici et maintenant du récit et de son écoute, par un jeu trop stéréotypé…

L’Inventoire : Quelle est votre expérience d’atelier la plus forte ? Pour quelles raisons ?

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Photo: Juliette Boutillier

Juliette Boutillier: Cela fait des années que j’anime en direction de milieux diversifiés, des ateliers théâtraux, d’écriture ou sonore. Je dirais que quel que soit le média à transmettre, ce qui me touche le plus, n’est pas lié à une virtuosité mais au fait de devenir un révélateur, un accoucheur, une sage–femme.

Le lien mystérieux, difficilement dicible qui unit l’acteur, l’écrivain, le metteur en onde, en scène et l’auditeur-spectateur ne s’apprend pas ou peu ! Il s’agit plutôt d’accompagner. Et il n’y a pas de règles, de principes et de lois, cela s’apparente à des processus vivants, liés à la frontière entre pensée organisée, et une autre plus intuitive, rendant possible le chemin d’un fil plus ténu, profond, inconscient et parfois dénué de mots. La transmission d’une pratique se situe dans un déclic permettant la révélation d’un univers. Selon moi, un pédagogue « honnête » le sait. S’il accepte de collaborer, il le fait en se positionnant au mieux comme un révélateur. Il est là pour accompagner, en restant au bord des inquiétudes. Son travail consiste à rebondir, nourri d’une curiosité mutuelle. Je me souviens d’un petit conte zen : il lui a dit de s’approcher au plus près du bord de la falaise, il l’a alors poussé et l’Autre s’est envolé…

Alors ma plus belle expérience d’atelier se situe au Créadoc, à Angoulême. Une des meilleures réalisations, selon moi a été conçue l’an dernier, en master 1, par un jeune garçon qui pourtant ne payait pas de mine. Il était arrivé en émettant le désir d’adapter radiophoniquement un texte écrit par une femme et qui parlait de la dépression. Il était d’autant plus sensible au sujet qu’il est lui même touché par cette maladie. J’ai craint qu’il manque de distance et que sa réalisation frôle le pathos. Il a cafouillé pendant un certain temps, il a abandonné une journée de stage et est allé se réfugier en bord de mer ; et puis il est revenu. Et il a décidé de capter en une seule prise dix minutes de texte qu’il avait appris par cœur. En courant. L’idée de la course lui était insufflée par le texte qui la mentionnait. Ce dispositif très simple et radical a permis d’entendre le texte jusqu’au bout, lumineux et épuisé. La tension (dramaturgique) venant de l’épuisement, le sien et celui du récit. Évidemment, reste à voir ce qu’il aurait fait d’un texte où il aurait fallu une réflexion dramaturgique plus poussée ! N’empêche que l’émotion reste encore prégnante aujourd’hui et il a suffi d’une confiance mutuelle pour que ce miracle ait lieu !

L’Inventoire: Comment est structuré le stage que vous animez dans le cadre des formations de l’Afdas à Aleph-Ecriture?

Juliette Boutillier: Ce stage suit les étapes d’une adaptation pour la radio : choix du texte, découpage, traitement sonore, travail avec les comédiens, présentation du script pour la radio. Chaque participant repartira avec une adaptation pour la radio de 26 minutes d’une œuvre qu’il aura lui-même choisie…

Ainsi, je suis toujours émue quand un participant est « habité » d’un projet et ma joie consiste à essayer de l’accompagner…

Propos recueillis par Danièle Pétrès

Pour aller plus loin quelques liens vers des fictions réalisées par Juliette Boutillier, ces créations France Culture, toujours à l’écoute!

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