Participer à un atelier d’écriture permet-il de gagner des concours de nouvelles ?

Régulièrement, l’Inventoire recense les concours de nouvelles en France et dans les pays francophones. Parfois ces concours reçoivent jusqu’à 400 contributions. Fonctionnant sur le principe de la lecture à l’aveugle, tout le monde a sa chance. Mais qui gagne ces concours ? Faut-il être particulièrement chevronné ? Nous avons rencontré Cathy Guillem, lauréate du prix « coup de cœur » du concours de la nouvelle d’Ozoir-la-ferrière en 2017 pour sa nouvelle « Remous »; écrite dans le cadre d’un atelier nouvelles Aleph-écriture à Lyon, afin qu’elle nous parle de son expérience.

 

Sylvie Néron-Bancel: Vous avez participé au concours de la nouvelle, organisée par Ozoir-la-ferrière en 2017 et avez obtenu  le prix coup de coeur pour votre nouvelle Remous ? Quel effet cela produit d’être publiée ? 

Cathy Guillem: Le fait d’être publiée m’a procuré un énorme sentiment de fierté, surtout qu’à Ozoir-la-Ferrière, le président du jury était Hubert HADADD. J’ai su que c’était grâce à son soutien que ma nouvelle avait reçu le prix « coup de cœur ». La rencontre avec cet homme d’une grande simplicité m’a beaucoup émue. Ensuite Remous a reçu le premier prix du concours de nouvelles de Rocquencourt puis a été publiée sur le site de la revue « Rue Saint Ambroise ». Prendre conscience que des lecteurs ont lu et aimé mon texte et qu’un lien est noué entre nous, c’est magique..

Vous aviez suivi un cycle Nouvelles, à Lyon, conduit par Annette Targowla d’Aleph-écriture, avez-vous écrit cette nouvelle dans cet atelier?  Est-ce que l’atelier vous a donné confiance? 

       Oui, j’ai écrit Remous durant l’atelier Écrire un recueil de nouvelles, cycle 2,  conduit par Annette Targowla,  une grande professionnelle. Elle voit du premier coup d’œil ce qu’il convient de garder, transformer ou supprimer, les grands chemins narratifs probables ou improbables. Elle a une écoute extraordinaire et ses proposions m’ont toujours guidée et fait progresser. C’est grâce à sa pertinence que j’ai trouvé une fin satisfaisante à Remous. Le groupe, extrêmement bienveillant a aussi été porteur et étayant. Des nouvelles magnifiques sont nées dans cet atelier.

Participer à un atelier d’écriture m’a permis de gagner à un concours de nouvelles

Qu’est-ce qui vous paraît le plus difficile dans l’écriture d’une nouvelle, créer des personnages, choisir un thème, maintenir une tension, clore l’histoire? 

        Il y a tellement de possibles pour un personnage que décider de la fin est une vraie souffrance pour moi. Maintenir la tension de l’intrigue est aussi compliqué, même si le texte est court et justement parce qu’il l’est. Chaque mot a son importance, sa place unique dans le rythme des phrases et dans la progression narrative. C’est un peu comme un travail d’orfèvre. On relit, on cisèle, jusqu’à ce que l’ensemble soit parfait.

Le fait de recevoir un prix vous donne-t-il envie de poursuivre votre recueil de nouvelles, voire de participer à d’autres concours? 

Ces prix me donnent envie de poursuivre l’écriture de nouvelles mais ce n’est pas l’unique moteur. Lorsqu’on aime écrire, c’est comme une évidence… Mon projet est de terminer mes textes inachevés et les réunir dans un recueil de nouvelles justement !

Sylvie Néron-Bancel

Hélène Massip animera le cycle nouvelles à Lyon sur 4 week-ends du samedi 24 novembre 2018 au 12 mai 2019. Avec peu de participants par session, c’est l’occasion d’approfondir dans son travail et d’avoir une écoute de ses textes vraiment personnalisée. Pour en savoir plus, c’est ici.

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