Alain André : « À Royan, jusqu’au Ciel »

Aleph a tenu sa première résidence d’écriture pour participants avancés à Royan, une semaine de février. Autour d’Alain André, écrivain et formateur, un terrain d’inspiration favorable au chantier en cours et des invitations d’écriture impromptues.

Alain André

Dix personnes intéressées, mais qu’est-ce que c’est difficile, d’affirmer le temps du chantier : de tailler une bonne fois, pour huit journées du samedi au samedi, dans la vie quotidienne le boulot la famille les mails les réseaux sociaux, cette « chambre à soi  ou « pièce à soi » si justement prônée par VW !

Heureusement qu’Aleph la programme, avec la complicité du « Ciel de Royan », c’est le nom de l’immeuble, rénové dans les belles couleurs de la reconstruction royannaise. J’avais la chambre bleue, j’ai rêvé en bleu. Même les bols, Arcopal dans toute sa splendeur, bleus si je voulais. Tout en haut, à la cuisine, quadruple exposition et terrasse, deux vues mer deux vues terre, parfait pour la gastronomie locale. Déjeuners bio assurés par la cuisinière chilienne, cordon bleu, pas seulement pour le chili con carne.

Sylvie Roby

Bref elles étaient sept.  Là et bien là, dans l’écriture, dans les lectures, dans les retours, dans les moments de convivialité. Les textes ont tellement poussé qu’on aurait cru le printemps arrivé. Ça bourgeonne, ça étend ses ramifications. Les chantiers s’enrichissent, se précisent, d’autres même naissent, on verra s’ils savent déjà marcher la fois suivante.

Ça refait le monde, même, parfois, le soir, un coup de rouge ou un coup de blanc et les échos de l’actu, Adèle Haenel ou Virginie Despentes, vous avez vu, vous avez lu ? Mais pour l’heure, refaire le monde, ça se passe sur la page, et ici. Allez, au travail !

Sylvie Roby

Le matin sous ma porte, j’avais du courrier, comme si j’avais été facteur. Sur papier A4 imprimé, parfois sur doubles pages quadrillées Seyès, comme autrefois à l’école de la République. Ça écrit, ça lit, ça partage, ça fait des retours, qu’est-ce qu’on est plus malins quand on est huit.

Alain ANDRÉ

Photos copyright Sylvie Roby

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