Woman at War de Benedikt Erlingsson: Prix SACD du Scénario 2018

Projeté lors de la semaine de la Critique du Festival de Cannes 2018, Woman at War est un film coécrit par Benedikt Erlingsson et son frère Òlafur Egill Egilsson, tous deux islandais. Ce film a reçu les prix du Meilleur Scénario, Prix du Public, Semaine de la Critique 2018. Nous l’avons découvert en avant-première le 25 juin lors de la présentation du prix SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), avant sa sortie en salle le 4 juillet.

 

Conçu et filmé comme un conte de fées, Woman at War relate le combat d’Halla, une femme d’une cinquantaine d’années, activiste, qui part en guerre contre l’industrie locale de l’aluminium. Sorte d’Artémis moderne, elle décoche les flèches de son arc pour abattre les pilônes acheminant l’électricité à travers les plaines islandaises, afin de sauvegarder ce territoire de la cupidité des industriels et de la vue à court terme des politiques.

Professeur de musique, Halla est insoupçonnable dans sa vie quotidienne. Posée et souriante, personne ne se doute de l’entrainement athlétique qu’impliquent ses actions dans la plaine volcanique, jusqu’à ce que l’annonce de l’aboutissement de sa demande d’adoption d’une fillette de 4 ans ne la déstabilise et lui fasse commettre une erreur. C’est grâce à des aides extérieures et des solutions imaginatives qu’Halla parviendra finalement au bout de sa double quête d’une manière totalement inattendue.

L’héroïne de ce film, définie lors de la présentation au public par Laurent Tirard (administrateur cinéma de la SACD), comme une « super femme « 100% bio et 100 % sans trucage », incarne un personnage qui fait du bien dans le paysage cinématographique (et littéraire) actuel. Quelqu’un qui ne se contente pas de désespérer du monde, mais met tout en oeuvre pour le changer.

Ce film tenu par une bande musicale originale sur fond de tambour portant littéralement le récit, présente une autre façon de parler de la nécessaire sauvegarde de l’environnement face à des lobbys industriels sans vergogne, et constitue également un conte moderne sur la seconde naissance que représente l’adoption.

D. Pétrès

Film islandais, français et ukrainien de Benedikt Erlingsson. Avec Halldora Geirhardsdottir, David Thor Jonsson, Magnus Trygvason (1 h 41). Sortie en salle le 4 juillet, dont voici la bande-annonce:

 

 

 

 

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