Le verbe à la main : un atelier-rencontre avec Lola Lafon, par Catherine Berthelard

À l’occasion de l’Atelier d’écriture autour du livre de Lola Lafon Mercy, Mary, Patty, L’Inventoire a rencontré Catherine Berthelard qui va l’animer dans le cadre du festival Le verbe à la main. Ce stage aura lieu le samedi 29 septembre à partir de 9h30, à la Teste de Buch (Cabane du Piou, port ostréicole de la Teste de Buch). Il sera prolongé par une lecture des textes des participants à Lola Lafon, qui lira ensuite en public des extraits de son livre.

 

L’Inventoire : Parlez-nous de la genèse de cet atelier à la Teste ?

Catherine Berthelard : Aleph-Écriture propose des ateliers d’écriture autour de la littérature contemporaine afin de découvrir une parution récente. Il est proposé aux participants d’écrire à partir de l’univers de l’auteur et/ou de son style. À cette occasion, en 2017, j’ai inventé une proposition d’écriture à partir de Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon. J’avais beaucoup aimé ce roman aussi bien pour l’histoire et les personnages mis en scène que pour sa construction.

De son côté, depuis de nombreuses années, la ville de La Teste de Buch porte et met en valeur les pratiques autour de la littérature : concours littéraire, ateliers d’écriture, cabaret littéraire, lectures publiques.

Nous collaborons régulièrement afin d’imaginer chaque année des ateliers d’écriture et des restitutions originales : par exemple : Écrire à partir de photographies du Bassin d’Arcachon et exposition d’affiches photos-textes… Écrire des vies brèves inspirées par les métiers typiques du Bassin d’Arcachon et lecture publique avec une compagnie théâtrale. Écrire le cinéma avec une exposition des textes pendant le festival Ciné sans frontières de février 2019.

Dans quel contexte s’intègre cet atelier ?

Dans le cadre du Festival de Lectures Musicales à la Teste de Buch (Bassin d’Arcachon), différentes manifestations sont déclinées  sous  plusieurs formes :

– lectures dans l’espace public : sur le port ostréicole en matinée, dans les prés salés la nuit, en centre-ville avec des auteurs invité

– ateliers d’écriture et lecture publique de textes

– remise du prix littéraire de la ville de la Teste.

Ce festival existe depuis plusieurs années et a été initié par le service Culture de la Ville de la Teste

Qu’apprend-t-on dans vos ateliers ?

J’essaie que chacun rencontre des univers différents, des lieux propices à la rêverie puis trouve son chemin pour imaginer un monde. J’aime qu’on y travaille la langue et que chacun explore des formes d’écriture puis affirme un style. Bien sûr, on se perd aussi, on bifurque, on est surpris.

Quelle est votre démarche en tant qu’animatrice d’ateliers d’écriture ?

J’accompagne, je stimule, je réveille les mots et l’imaginaire des participants en m’appuyant sur des auteurs et des démarches. Je fais des propositions d’écriture sur lesquelles j’aimerais moi-même écrire. Je veille à ce que chacun embarque dans l’écriture. Je crée le plus possible d’échanges entre les participants afin qu’ils puissent améliorer ce premier jet.

Un des plaisirs de votre métier ?

Lire, inventer, écouter. Quand j’anime, je tends l’oreille pour entendre le monde et la langue de chacun. Je savoure, je déguste et j’essaie d’accompagner chaque participant le plus loin possible dans cette aventure d’écrire.

Quelle est votre démarche à travers la lecture à voix haute des textes des participants ?

J’aime beaucoup les lectures à voix haute tissées avec les textes de participants  et celles d’écrivains. J’aime que les textes sortent de la confidentialité de l’atelier pour résonner à l’extérieur. C’est un prolongement vivant et joyeux des lectures de l’atelier. À la différence, on entend son texte porté par une autre voix. On entend la diversité des écritures et pourtant un ensemble. C’est le chœur de l’atelier.

Depuis quelques années, j’aime énormément monter des lectures à voix haute à la suite des ateliers que j’anime. J’aime collaborer avec des musiciens, des comédiens, des plasticiens, des danseurs. J’aime que cette lecture soit une performance et que ce défi créé une énergie proche de celle ressentie quand on écrit en atelier.

Je suis très impatiente de partager cette nouvelle expérience autour du livre de Lola Lafon et d’imaginer une lecture publique qui viendra mêler les textes écrits le matin, les extraits du livre lus par l’auteur, et les échanges autour de son travail d’écriture.

Cet atelier sera à nouveau proposé début novembre dans le cadre de l’atelier ouvert (Aleph-écriture, à la médiathèque l’EKla, au Teich, Bassin d’Arcachon), le 14 novembre, de 18h30 à 20h30.

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