Vos textes à partir de « Charlotte » de David Foenkinos

IMG_9383Cette semaine, voici sept textes, dont certains écrits en atelier, répondant à la consigne de Sylvie Néron-Bancel, à partir de « Charlotte », de David Foenkinos.  

 

Elle voulait écrire.

Un désir ancien, ancré en elle, obstiné.

Elle ne s’y était jamais mise vraiment.

Mise sur la durée, écrire au long cours, travailler une forme, construire.

Elle avait jeté des phrases, écrit une ou deux pages ça et là, sur des carnets.

Une multitude de carnets.

Elle s’était éprise de cette femme, la clef elle le pressentait, un sésame vers l’écriture.

Cette femme qui savait.

Elle l’attendait dans ce café de la Place du Châtelet.

C’était la femme qui avait suggéré l’endroit.

Elles parleraient de l’atelier, de littérature, d’écriture, c’était prévisible.

Mais il y avait cette attirance qu’elle supposait partagée.

N’était-ce pas un signe que cette femme qui savait ait accepté de la voir ?

La rencontrer en dehors des balises de l’atelier.

Elle l’attendait en terrasse, se composant une allure, avec son verre et une cigarette.

Elle était tendue, luttait contre ça, la tension.

Enfin la femme qui savait arriva.

Elle la regarda approcher depuis la bouche de métro.

Traversant la place comme une plume, légère, très fine.

La femme arborait un demi sourire, elle était plus âgée.

La femme s’assit à ses côtés, ayant l’air de poursuivre une conversation entamée hier.

Elles commandèrent au garçon, qui les dévisagea.

Avait-il deviné ce qui se jouait là ?

Elles devisèrent comme prévu, de littérature, d’écriture…

De théâtre.

Il faisait si bon en cette fin du mois d’août, elles se promenèrent après.

Je lui proposai de dormir ensemble.

Elle ne dit pas non.

Mais ne dit pas oui.

I.V.

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